Ergonomie : et si on en parlait ?

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Ergonomie : et si on en parlait ?

Messagepar franck_29 » 08 Oct 2015, 22:21

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Bonjour à tous,
Je vous propose ce sujet de réflexion et de "co-construction" à propos de l'ergonomie de notre application de gestion électronique de documents Elise.

J'ai souvent entendu dire au sujet de cet outil, qu'il était très riche fonctionnellement mais qu'il était parfois difficile de se retrouver dans le dédale des fonctions qu'il proposait, que l'ergonomie était perfectible.
A notre époque, contexte du tout tactile, de l'hyper intuitif, et de la documentation utilisateur considérée comme une pièce de musée que de toute façon (signe des temps) personne ne lit plus, la critique devient plus insistante et audible.

Retour aux sources des interfaces homme-machines, IHM, ou UI (user interface)

En fait, en parallèle de l'évolution des systèmes informatiques, l'ergonomie des interfaces homme-machine a fait l'objet de nombreuses recherches et a vu de multiples progrès.
Les plus honorables ;) d'entre nous se souviennent des interfaces en mode texte ou l'on tapait 1,2,3 ou 4 pour activer la fonction correspondante.
Nous avons ensuite eu les applications multi-fenêtrées avec des menus déroulants (que l'on dépliait à la souris), à cette époque, pour faire sérieux il fallait aligner le plus de fonctions possibles au sein de ces menus.
Les choses avançant (et les ressources machines aidant) les images graphiques et autres icônes sont entrées dans la scène apportant des écrans toujours plus graphiques, et in fine, des interfaces paradoxalement plus complexes, en tout cas pour les nouveaux entrants. C'était le règne du skeuomorphisme.

Et puis, un courant de pensées de plus en plus présent, s'est fait jour. L'idée était qu'il fallait canaliser l'attention de l'utilisateur (l'origine vient sans doute des sites de vente en ligne dont l'objectif était de faire acheter les visiteurs, en en perdant le moins possible, il fallait les focaliser sur l'acte d'acheter sans détourner leur attention). Il ne fallait donc en aucun cas qu'il soit distrait par un élément de l'interface, mais au contraire attiré par ce qu'on attend de lui.
Cela nous a valu un nouveau type d'interface avec un design le plus épuré possible (pour ne pas détourner l'attention de l'usager), on parlait alors de flat design. L'exemple le plus marquant étant sans doute l'interface à tuiles de Windows 8, qui marquait une rupture avec l'ancien monde, non sans fortement perturber les "anciens utilisateurs", qui avaient passé tant de temps à apprendre et à maîtriser les anciennes interfaces skeuomorphistes.

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Il faut ajouter que la généralisation des smartphones, avec leurs petits écrans, a clairement forcé cette révolution du design des interfaces utilisateurs.
Depuis, les choses se sont encore "modernisées", puisque même la cinématique de l'interface, le mouvement (leur vitesse et même leur accélération) des icônes et autres boutons sont étudiés pour favoriser l'action rapide de l'utilisateur et diriger son attention.
Les plus curieux consulteront cette vidéo expliquant les principes du material design d'android qui est à cet égard fort évocatrice (en langue anglaise)

Alors Elise dans tout ça

La pression est donc mise sur les outils comme Elise, leur richesse fonctionnelle se prête a priori bien mal à une "épuration" du design pour en améliorer l'ergonomie, pour la rendre conforme à nos attentes, habitués que nous sommes à ces applications et sites web au design si épuré, avec lesquels en quelques clics seulement on réserve un billet de train ou une chambre d’hôtel.

Pourtant, il est bien nécessaire de faire quelque chose, et ce n'est pas un histoire de mode, mais véritablement une évolution stratégique qui est indispensable pour favoriser le déploiement de ce système au sein de nos organisations.
En effet, les facteurs, on va dire de réticence, sont déjà nombreux, alors, il faut absolument que l'ergonomie, aujourd'hui facteur de résistance au changement chez certains, soit tournée en avantage pour l'appropriation de l'outil.

Nos réflexions, propositions pour les principes à retenir

L’idée de ce chapitre est d'initier la réflexion, ce n'est certes que mon humble vision. Je vais sans doute enfoncer des portes ouvertes mais qu'importe, il faut bien lancer le débat.

Premier principe : Pas une interface unique pour tous les acteurs, mais une pour chaque "rôle fonctionnel"

La richesse fonctionnelle de l'application est trop importante pour simplement la redesigner . Il faut la découper.
Pour cela, il faut identifier la typologie des différents acteurs, en fonction de leur rôle vis à vis d'Elise dans l'organisation. Il faudra sans doute aller plus loin que les traditionnels rôles actuels (secrétaire, chef de service, etc...) et identifier des "rôles fonctionnels?" (par exemple celui qui valide, celui qui ventile, celui qui donne des consignes de traitement, celui qui reçoit pour traiter etc....)

à chacun de ces rôles fonctionnels, sera associé une liste de "fonctionnalités essentielles", et in fine, une interface spécifique expurgée des fonctions inutiles ou rarement utilisées.

Second principe : l'interface doit apprendre de l'usager

L'interface doit apprendre des habitudes de l'usager. Que penser aujourd'hui du fait de devoir se paramétrer une liste de "destinataires préférentiels" (c'est juste pour l'exemple) pour pouvoir l'utiliser ensuite. L'interface doit l'appendre, anticiper les actions de l'usager en fonction de celles qu'il a fait auparavant.

Troisième principe : Les actions usuelles en un clic

Les actions usuelles (selon les profils fonctionnels vus plus haut) doivent être réalisées en un clic seulement, ce ne sera possible que si elles sont préparées (cf. second principe).

Quatrième principe : Elise disponible en mobilité

A notre époque d'hyper mobilité des acteurs de l'entreprise, celle-ci ne doit pas être une option, c'est un impératif. Elise doit s'adapter à cette situation et offrir une solution fut elle "dégradée" et segmentée selon le premier principe. Là encore il s'agit d'un facteur clé d'appropriation, qui ne peut être négligé, et s'il vous plait, Android pèse 80% du marché de la mobilité (en base installée), c'est une plateforme incontournable aujourd'hui.

Conclusion, débat

Une chose est certaine, pour difficile qu'elle soit, la refonte du design de l'outil est nécessaire. Plus qu'une mode, le nouveau design doit être un atout pour le déploiement de l'outil et pas un frein ou un objet supplémentaire de réticence.

Ci-dessus, afin d'être constructif, je vous ai proposé une vision de non spécialiste du design d'interface utilisateur.

Quelle est votre vision à vous ?
Qu'en pensez vous?
Que souhaiteriez vous améliorer ou voir disparaître dans notre Elise actuel ?
Qu'est ce qui vous irrite et quelles seraient vos propositions pour y remédier ?

à vous ;)
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Ancien directeur d'un projet visant à déployer Elise dans une grande organisation
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